« Ma position n’a pas changé : gare nouvelle ou gare centre, les biterrois ne doivent pas voir passer les trains ! »

Déclaration de Frédéric Lacas, Président de l'Agglo Béziers Méditerranée


« Beaucoup de choses se disent sur le positionnement de la gare LGV et il est normal que ce sujet passionne. Mais il est important de travailler dans l’intelligence et la concertation. C’est ce que nous faisons avec SNCF Réseau et la Présidente de Région, Carole Delga. J’étais reçu dans son bureau à Toulouse lundi matin pour discuter de tous les dossiers qui intéressent le biterrois.

Nos échanges sont constructifs et je sais qu’elle est attentive à notre bassin de vie. Elle soutient nos projets et nous avons convenu de signer en octobre un contrat d’avenir ambitieux pour le territoire. Bien entendu, la gare LGV et le pôle multimodal en feront parti. Sur ce dossier, ma position n’a pas changé : quelle que soit la position de la gare, les biterrois ne doivent pas voir passer les trains ! Pour des raisons techniques et financières, la Région et l’Etat vont phaser la construction de la ligne avec un premier tronçon Montpellier-Béziers d’ici 2021 qui permettra à lui seul de gagner 18 minutes sur le trajet Montpellier-Perpignan. Ce phasage n’inclus pas la gare nouvelle à l’Est. Il faut donc être lucide et pragmatique : nous avons le choix entre une gare à l’Est reportée aux calendes grecques ou, comme je l’ai défendu en octobre dernier en comité de pilotage préfectoral, le réaménagement complet de la gare centre et de ses abords. C’est la solution retenue et nous pouvons nous féliciter d’avoir obtenu la programmation d’un investissement de 30 millions d’euros !


Le combat n’est pas terminé et la bataille n’est pas totalement gagnée. Si nous savons que la gare centre sera reliée au futur tracé sur sa partie Montpellier-Béziers, nous devons impérativement obtenir la même chose en aval sur le futur tracé Béziers-Perpignan qui sera réalisé dans un second temps. J’ai défendu cette position hier auprès de la Présidente et pour l’intérêt économique du biterrois, je n’en démordrai pas. Nous pouvons compter sur elle pour appuyer et conforter cette demande. »